Coronavirus : quel avenir pour le marché de l’événementiel  à Lyon?

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En raison des nombreuses restrictions imposées pour cause de coronavirus, le géant de l’événementiel GL Events de Lyon enregistre de plus en plus d’annulations. Face à cette situation, les plus petites entreprises événementielles redoutent le pire et craignent de ne pas passer l’hiver.

GL Events enregistre trop d’annulations

Le marché de l’événementiel, qui était déjà très touché par la crise sanitaire, reçoit à nouveau un coup dur avec les restrictions imposées par les autorités. Le secteur qui connaissait une reprise timide des activités se voit encore régresser avec l’interdiction de réunir plus de 1000 personnes dans les zones rouges.

Depuis que cette annonce a été faite, les annulations se font en cascade dans les entreprises d’événementiel. Le leader du marché à Lyon est le plus touché, suivi de près par les PME qui peinaient déjà à sortir la tête hors de l’eau. 

Selon le directeur général de cette société, le secteur de l’événementiel est victime d’un amalgame. Dans un premier temps, il y a les problèmes sanitaires provoqués par les débordements festifs d’après confinement. Ensuite, les rencontres festives sont confondues à des rencontres professionnelles, commerciales ou scientifiques et doivent être organisées en suivant des protocoles sanitaires stricts.

Quel avenir pour le marché de l’événementiel ?

La première interdiction d’événements pendants six mois a déjà affaibli le marché. La jauge de 5000 personnes par événements suivie de celle de 1000 personnes dans certaines régions est venue aggraver la situation. L’autorisation faite aux préfets d’interdire les manifestations du jour au lendemain n’est pas pour arranger la situation. De ce fait, on se demande quel est l’avenir réservé à ce secteur. 

Le marché de l’événementiel a déjà enregistré une énorme perte de 80 % du chiffre d’affaires. Les responsables tablent déjà sur une autre baisse des activités pour l’année à venir. Une situation qui ne participera qu’à faire monter le taux de chômage (environ 455 000 risquent de perdre leur emploi). Si rien n’est fait dans les plus brefs délais, ce secteur risque de ne pas passer l’hiver. Il s’agit d’un marché qui rapporte 34,5 milliards d’euros par an à l’économie française. Grâce au fonds de solidarité de l’État, il sera possible de sauver ce secteur, notamment avec le prolongement de la prise en charge à 100 % par l’État. Il est prévu que le fonds de solidarité amortisse la perte de chiffre d’affaires à hauteur de 10 000 euros par mois, dans la limite de 60 % du chiffre d’affaires. Les PME aussi pourront bénéficier d’une exonération de cotisations sociales.

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