Dead Island : les zombies à la plage, coquillage et crustacés

dead island

Enfin, je trouve le temps de me pencher sur Dead Island, le jeu surprise de Techland qui a su faire parler de lui avec une bande annonce détonante il y a quelques mois. Les enfants sont à l’école, les voisins au boulot. Personne ne m’entendra crier.

Je vois trouble. Ce n’est pas la télé, ce ne sont pas mes lunettes, c’est juste que j’ai abuse de l’alcool. J’en tiens une sévère, au bourbon, alors que ça groove sur la piste de danse de mon club de vacances pour adulte sur cette ile tropicale. Je tangue de partout. Un gars veut me raccompagner à ma chambre vue que je commence à faire du grabuge. Pas mon genre, pas comme cette jolie danseuse peu vêtue. Il se passe des choses bizarres, dans les toilettes notamment, mais je n’ai vraiment pas les yeux en face des trous. Une dernière rasade de malt et je m’affale sur le lit. Advienne que pourra.

J’ai le choix entre Logan, gros bras expert des armes de lancer, Purna experte des armes à feu, Xian, troublante avec ses armes tranchantes ou Sam B, un air de rappeur et une grosse masse avec des clous entre les mains. Chaque personnage a son histoire, son passé, son entourage et donc ses capacités. On ne sait que choisir. Je me lance avec Xian. Retour dans la chambre d’hôtel. Je me réveille, vaseuse (Xian est une fille). J’entends des cris derrière la porte. Je fais le tour de ma chambre. La musique est stressante à souhait. On est tout de suite dans l’ambiance. On sent qu’on n’est pas là pour faire des châteaux de sable. L’hôtel est en alerte. Il faut partir d’urgence. Il fait nuit. Sur l’écran, une mini carte indique le chemin à suivre. Je suis dans le couloir. Je passe entre les chariots de valises. Je peux en fouiller quelques-unes pour trouver des objets utiles comme de l’argent, du scotch ou une batterie. Ça ira bien avec ma lampe torche. Mais il faut songer à économiser les piles.

LE GRAND HÔTEL DES EMBROUILLES

L’hôtel semble vide. Une voix off étrangement calme appelle en boucle à quitter l’hôtel. Je fouille les chambres. Avec le stick droit, je force l’entrée d’une pièce et je m’attends à chaque instant à des embrouilles. J’arrive enfin sur la terrasse. Le jour se lève sur la lagune. L’endroit est superbe, le silence est soudain déchiré par un cri. Une ombre vient cacher le soleil… A vous de découvrir la suite.

MOINS DRÔLE, TOUT AUSSI EFFICACE QUE DEAD RISING

Dead Island est beaucoup moins drôle, moins second degré que Dead Rising. Mais ça reste un jeu de zombie. Un survival horror. C’est gore. Il faut trouver des armes. Une pagaie, un crochet, un tuyau de plomb ou un couteau de plongée. Au départ, ce n’est pas l’invasion de zombies, mais ceux-ci peuvent être rapides et meurtriers. Ils font même parfois semblant d’être mort… Pensez à viser les jambes, mais surtout la tête, ça saigne plus. Gros coup de chapeau aux acteurs même si c’est en anglais, sous-titré en Français. L’ambiance musicale sur la plage avec le bruit des vagues, des mouettes. Bucolique.

ATTENTION AUX OURS EN PELUCHE

Il y a des missions, comme secourir des survivants, aller récupérer un collier ou un ours en peluche (ils ont aussi de l’humour chez Techland). On récupère des points de compétences que l’on peut dépenser, comme la colère sanguinaire, le combattant à lame, ou la survie. On peut aussi faire du commerce, acheter ou vendre ce que l’on a trouvé sur la plage ou ailleurs. Il vous faut en effet de l’argent, notamment pour réparer vos armes ou les améliorer. Vous pouvez aussi les customiser, mais de façon moins loufoque que dans Rising Dead. Vous n’êtes en effet pas le seul survivant. Il faut aider les autres et essayer de comprendre ce qui s’est passé. Un jeu à vous dégouter des vacances paradisiaques. Dead Island est une réussite, un jeu que l’on attendait avec impatience depuis la publication du trailer il y a quelques mois. Le monde est ouvert, on se promène partout sur l’île. Certains endroits sont très dangereux et vous pouvez comme chez Foucault faire appel à des amis. Vous pourrez en effet jouer jusqu’à 4 personnes ensemble, en réseau. Une bonne idée, même si l’aventure solo semble suffisamment touffue pour que ce soit agréable de jouer seul. Dead Island, c’est pour les plus de 18 ans et si vous n’êtes pas allergiques aux zombies, le jeu est fait pour vous. D’ailleurs, 1,2 million de joueurs ont déjà craqué dans le monde. Encore plus violent que Assassin’s creed.

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