Mon top 50 de mes meilleurs albums du moment

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Voilà, ça y est, mes 50 meilleurs albums comme je les sens en ce moment. L’an prochain pourrait être une toute autre liste mais en ce moment précis de ma vie, je vous dirais que si on m’envoyait sur une île déserte pendant 5 ans et que l’on ne m’autorisait que 50 albums dans mes bagages, je serais très heureux avec ceux-ci :

50. Propaganda – A Secret Wish

Groupe allemand signé par la fameuse étiquette Zang Tumb Tuum et leur réalisateur vedette Trevor Horn (le nerd à lunette qui a déjà chanté pour Yes), Propaganda a fait le bonheur des danseurs dans les obscurs clubs alternatifs des années 80 avec sa musique électronique froide mais aux percussions souvent tribales qui lui infusaient une forte dose d’énergie. À elle seule, la pièce d’ouverture A Dream Within A Dream valait l’achat de l’album.

49. Soundgarden – Superunknown

Je ne suis pas un grand fan de la mode grunge. Le mouvement bien involontairement lancé par Nirvana me laissait somme toute assez froid car je sentais qu’on avait surtout besoin de dépoussiérer la mode électronique des années 80 à grands coups de guitares. Trop souvent, les groupes en présence n’offraient même pas de bons albums et surtout zéro mélodie. Sauf qu’il y a eu quelques exceptions dont le très brillant Superunknown de Soundgarden qui était musicalement très achevé. On le connaît surtout pour Black Hole Sun, la toune phare du groupe.

48. Tindersticks – Second Album

J’aime les surprises. Les bonnes surprises on s’entend. La découverte de Tindersticks, c’est exactement ça. Un disque envoûtant, lent, grave, avec une batterie un peu jazzy et enrobée par la chaleureuse et inquiétante voix basse de Stuart Staples. Ça sent la mélancolie et la tristesse à plein nez mais de temps en temps, il se faufile un filet d’espoir qui caresse le tout. Tiny Tears.

47. Massive Attack – Mezzanine

Encore un éloge à la lenteur ici. Massive Attack, c’est l’art des arrangements fignolés assis sur une basse bien grasse et servi lentement pour laisser aux nombreuses sombre nuances sonores le temps d’arriver, de s’installer et de nous envahir. Arrivé environ en même temps que OK Computer de Radiohead, le disque n’a pas eu toute l’attention auquel il aurait normalement eu droit. Ça ne m’a pas empêcher d’avoir sous la main un extraordinaire enregistrement du trio de Bristol, agrémenté à l’occasion de collaborateur comme Elisabeth Frazer des Cocteau Twins sur Teardrop.

46. Boards Of Canada – Geoggadi

Duo écossais qui appréciait, croyez-le ou non, les œuvres de l’Office national du film du Canada au point d’ainsi nommer leur groupe. Boards Of Canada, c’est une belle maîtrise de la recherche de sonorités très texturisées et de les assembler accompagnés de lancinantes percussions. C’est aéré, atmosphérique et très spatial. Ce sont de dignes successeurs de Kraftwerk, les pionniers du genre. Music is Math

45. My Morning Jacket – Z

Drôle de nom de groupe, drôle de nom d’album. Par contre, voilà bien un groupe récent qui a réussi à m’accroché l’oreille à travers ma folie de téléchargements. My Morning Jacket ont pondu avec Z un album très musical, très varié et la voix de Jim James (la boule de poils qui fait office de leader du groupe) est très belle, un tantinet nasillard qui rappelle celle de Neil Young. Wordless Chorus

44. Vangelis – L’Apocalypse Des Animaux

La musique de mes premiers massages ! La bande sonore du documentaire télé L’Apocalypse Des Animaux de Vangelis se prête très bien à l’exercice du massage car sa musique est planante, douce et délicate comme un pétale qui tombe au ralenti sur une surface d’eau calme (me semble que je viens d’écrire quelque chose de téteux…). Allez écouter Le Singe Bleu sur Amazon pour apprécier.

43. Weezer – Weezer

Parfois, ça fait du bien en maudit de lâcher son fou sur une musique pas trop sérieuse et bien faites. Voilà exactement ce que j’ai eu envie de faire après quelques minutes d’écoute seulement de l’album éponyme de Weezer paru en 1994. Je me suis mis à danser comme un grand adolescent que je n’étais déjà plus depuis un bout et je m’en foutais. C’est comme un album thérapeutique contre la grisaille de l’âme à écouter fort, très fort. Buddy Holly

42. The Specials – The Specials

L’arrivée du new wave de Londres nous a aussi amené des groupes aux influences diversifiées provenant d’autres courants. Je pense ici au ska, musique jamaïcaine des années 50 qui avait trouvé refuge dans les banlieues pauvres de la capitale anglaise vers la fin des années 70 et qui avait eu le mérite de mélanger blancs et noirs sous une même enseigne. The Specials furent sans contredit le groupe le plus important de cette vague. Moi qui adore le reggae, le ska est son cousin boosté à l’adrénaline. Gangsters

41. Ry Cooder – Paris, Texas

Jeune universitaire à Montréal, j’étais toujours entouré d’étudiants comme moi qui avaient soif de culture internationale. On avait tous une carte de membre d’un cinéma répertoire quelconque de la ville et on visionnait des films à la pelletée. Un des films qui m’avait beaucoup marqué à l’époque était Paris, Texas de Wim Wenders dont la bande sonore consistait principalement à la musique d’une slide guitare langoureuse et hypnotisant. Ry Cooder, le compositeur et musicien, est celui qui une douzaine d’années plus tard environ, est allé rassembler une bande de vieillards cubains pour former Buena Vista Social Club. Paris, Texas – Opening

40. Beck – Mutations

Je ne pense pas avoir tort quand j’affirme que dans les artistes qui sont tombés dans la marmite du génie en étant bébé, Beck est définitivement un de ceux-là. Ce jeune blanc-bec sait écrire des chansons et semble le faire avec une facilité toute paresseuse. Par contre, même si j’y reconnais les grandes qualités, ce ne sont certes pas tous ces albums qui viennent me chercher. Mutations est de loin mon préféré, il est plus calme et posé que son matériel habituel. We Live Again

39. Jean-Sébastien Bach – Suites Pour Violoncelle Seul

Au début des années 90, j’ai eu pendant 1 an et demi une entreprise qui me bouffait de 90 à 100 heures de ma vie à chaque semaine. J’avais parfois besoin de relaxer et de reprendre des forces dans l’coco. J’ai trouvé dans quelques disques classiques le remède nécessaire pour me ressourcer. Les suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach et joué par Yo-Yo Ma est l’un de ces disques. Suite no.5-III

38. PJ Harvey – To Bring You My Love

Je dois m’en confesser, le sexe féminin est très mal représenté dans ce palmarès jusqu’ici et Dieu sait que ce n’est pas parce que je n’aime pas les femmes. En musique, je ne sais pas si j’ai besoin de ressentir quelque chose de proprement masculin pour vraiment apprécier, n’empêche… PJ Harvey, la première femme de cette liste, n’a pas une image très féminine. Elle entretient l’ambiguïté quant à son orientation sexuelle mais ça ne l’a pas empêché d’avoir pondu avec To Bring You My Love un album d’une grande intensité. Une artiste, une vraie. Down By The Water

37. The Sex Pistols – Never Mind The Bollocks

La naissance du punk anglais tel qu’on le connaît est depuis longtemps attribué aux Sex Pistols. Toutefois, problèmes de contrat avec EMI oblige, Never Mind The Bollocks n’a vu le jour que six mois après la sortie du premier album des Clash, leurs plus sérieux prétendants. L’attente des fans en valait toutefois la peine, l’album est très très bon, extrêmement fort avec une guitare imposante et un Johnny Rotten déchaîné vociférant sa haine de l’establishment à qui veut l’entendre. Pour ce qui est de Sid Vicious, l’autre icône du groupe, personne ne sait vraiment s’il a bel et bien joué de la basse pendant l’enregistrement. Anarchy In The UK

36. The Smiths – The Queen Is Dead

J’ai tellement aimé la musique alternative des années 80 que je l’écoute encore aujourd’hui. Dans mes groupes favoris de cette période, il y a sans aucun doute The Smiths. Mon ex n’était plus capable d’entendre chanter Morrissey tant je faisais tourner leurs disques à la maison. Le groupe n’a duré que quelques années mais on parle encore aujourd’hui de The Queen Is Dead comme étant le meilleur album alternatif de tous les temps. Avec des chansons comme la pièce titre, I Know It’s Over, Had No One Ever et bien sûr Big Mouth Strikes Again, on peut comprendre pourquoi. The Queen Is Dead

35. Prince – Purple Rain

Avouez… quand on voit Prince, on a plus souvent qu’autrement un fou rire qui cherche à sortir de nous. Le minime musicien multi-instrumentiste aime afficher son exubérance et le plus souvent, on a droit à des accoutrements colorés hors du commun. Mais, dans ce nain furieux bouillonne un talent fou frisant le génie et Purple Rain, bande sonore du film du même nom, en est un très bon exemple. Un après l’autre, l’album défile ses tubes et les arrangements sont impeccables. Et en plus, Prince refuse que d’autres que lui produise ses albums. When Doves Cry

34. DJ Shadow – Endtroducing

J’aime beaucoup ce qu’on peut créer avec de l’échantillonage bien utilisé. À la fin des années 90, alors que le trip hop s’éteignait lentement, une nouvelle génération de DJ faisaient leur marque dans les revues spécialisées et DJ Shadow était un de ceux-là. J’avais acheté l’album sur les recommendations d’un vendeur chez Sam The Record Man et la première pièce m’avait laissé un peu froid. Mais dès la 2e, j’étais vendu. C’est inventif et le musicien sait manier ses tables. Organ Donor

33. Sigur Rós – (  )

Avec un titre comme (  ) et des pièces nommées Untitled 1, Untitled 2 et ainsi de suite, on aurait cru Sigur Rós gêné de sortir cet album. Pourtant, voilà bien un disque qui a réussi à venir chercher mon attention dans une époque où j’en écoutais dix nouveaux à toutes les semaines. C’est lent, très lent mais c’est aussi très bon. Le quatuor islandais ne chante pas en anglais et je ne suis même pas certains qu’ils chantent en islandais non plus. Définitivement un album qui pourrait gagner 20 places au gré de mon humeur. Untitled #1

32. Radiohead – Kid A

Comment un groupe peut-il suivre un album comme OK Computer ? En allant dans une toute nouvelle direction. En déstabilisant et en offrant rien de ce qu’on attendait. Je dois vous avouer qu’à la fin de la première écoute, j’étais triste. Triste de ne pas avoir tout de suite, là, facilement, un autre chef d’œuvre. Mais il était là le chef d’œuvre, fallait juste que j’aille le chercher. Que je travaille un peu pour l’apprécier et puis, à un moment donné, à force de le découvrir, je me suis même posé la question : « est-il meilleur que OK Computer? » Alors, que fait-il en 32e position ? Simplement parce que l’autre disque est plus loin dans le décompte. Mon bouleversement Radiohead, je l’avais connu auparavant… mais ce disque est géant… et si je veux rendre Zigounette folle à lier, je lui mets Idiotheque à tue-tête ! Idiotheque

31. Emerson, Lake & Palmer – Emerson, Lake & Palmer

Voilà, c’est lui l’album qui m’a fait entrer dans la cour des grands à 11-12 ans. C’est cet album qui m’a fait ranger mes disques des Beatles pendant une bonne dizaine d’années pour entrer tête première dans mon ère progressive. Avoir deux frères mélomanes âgés de 9 et 10 ans de plus que soi, ça a ses avantages. Ça te donne accès à une belle discothèque. Avec ELP, le choc est arrivé dans les premières secondes quand la basse extrêmement grave et distortionnée de The Barbarian s’est fait entendre. And the rest is history… Knife Edge

30. Malcolm McLaren – Fans

Pardon ? C’est qui celui-là ? Malcolm McLaren a été un drôle de personnage dans la musique anglaise de la fin des années 70. Premièrement, ce n’est pas un grand musicien. C’est plutôt un concepteur qui a été à l’origine d’Adam & The Ants, Bow Wow Wow et les Sex Pistols, rien de moins ! Je ne sais pas s’il a fait ce mini-album pour s’amuser ou dans le but bien arrêté de devenir une star mondiale mais, à défaut d’avoir vraiment percé, c’est un disque que j’ai vraiment adoré où l’opéra et les percussions servent de trame de fond à la narration de McLaren. Madam Butterfly

29. Led Zeppelin – Led Zeppelin I

Alors que beaucoup de gens vouent un culte au 4e album de notamment à cause de Led ZeppelinStairway to Heaven ou encore au 2e avec Whole Lotta Love, en ce qui me concerne, le premier album du groupe est celui que je préfère. Très blues et très lourd, tellement lourd que le groupe a hérité au début de leur carrière de l’étiquette heavy metal. Si l’apport de Robert Plant et Jimmy Page au groupe est indéniable, j’ai toujours pensé que celle de John Bonham le batteur a toujours été sous-estimé. Il est vraiment selon moi celui qui soude les autres ensembles. Dazed & Confused

28. Nirvana – Nevermind

Avec une seule chanson, Smell Like Teen Spirit, une chanson devenue l’hymne de la génération X, un disque devenu un monument, Nevermind de Nirvana a stoppé la vague électronique qui avait fait des années 80 son terrain de jeu. Le grunge entrait par la grande porte et attira dans son sillon des centaines de formations. Kurt Cobain, le leader et principal compositeur du groupe n’appréciait guère cette soudaine renommée et vivait en même temps une houleuse relation avec Courtney Love, elle-même emblème féminin du mouvement grunge. Son suicide en 1994 reste un des évènements les plus marquants de cette décennie. Smell Like Teen Spirit

27. Depeche Mode – People Are People

Depeche Mode fut un groupe très marquant en ce qui me concerne dans les années 80. J’avais l’âge de sortir souvent et j’aimais danser. Le quatuor anglais avait tous les ingrédients pour me rendre heureux. Des mélodies accrocheuses, une sonorité claire et précise, une maîtrise des percussions et un des meilleurs chanteurs de la vague électro-pop avec Dave Gahan. Ce disque n’est pas vraiment un album studio mais plutôt une mini-compilation de leur début de carrière avec quelques nouveaux titres, tous composés par Martin L. Gore, le p’tit frisé blond qui malheureusement tient à l’occasion à chanter. People Are People

26. Tears For Fears – The Hurting

Avant d’atteindre le top 40, avant de vendre un peu son âme au succès, quand ils étaient de purs inconnus, Tears For Fears a composé The Hurting dans l’anonymat le plus complet et ce fut selon moi le meilleur album du groupe. Construit autour de la détresse psychologique faites aux enfants, l’album explore le côté noir du groupe et les pièces sur l’album sont loin d’être des hymnes à la joie. Roland Orzabal pond ici un de ces albums qui a beaucoup beaucoup joué sur ma table tournante. Et qui rejouera… Change

25. New Order – Power, Corruption & Lies

Après le suicide du ténébreux Ian Curtis de Joy Division, le reste de la bande, au lieu de continuer sous le même nom, ont décidé de former New Order. De toute façon, c’était peine perdue… Joy Division sans Curtis, ça ne se pouvait pas. Le nouveau groupe avec le guitariste Bernard Sumner au chant reprend quand même assez vite dans la même veine noire qu’auparavant avec leur premier album mais se découvre ensuite assez rapidement une attirance vers certaines chansons plus joyeuses. L’apothéose arrive lorsque la formation entreprend un virage dance-electro-pop avec le mega hit Blue Monday qui se retrouve sur l’album et qui établit le groupe sur la scène planétaire.

24. King Crimson – In The Court Of The Crimson King

On dit que c’est avec cet album que naquit le mouvement progressif à la fin des années 60. Vrai ? Peut-être… mais on s’en fout un peu car le premier opus de King Crimson, la bande à Robert Fripp, a bouleversé quelques conventions et a fait des petits. Greg Lake qui a plus tard formé Emerson, Lake & Palmer assurait alors le chant. J’aime encore beaucoup l’écouter, faut dire que ça déménageait pas mal sur 21st Century Schizoid Man

23. Frankie Goes To Hollywood – Welcome To The Pleasure Dome

Quel album déluré. FGTH, c’était pour moi la preuve qu’on pouvait ne pas se prendre au sérieux et faire un bon disque. La pièce maîtresse Welcome To The Pleasure Dome qui ouvre cet album double vaut à elle seule le prix. Quand on sait que Relax, War et Two Tribes suivent sans oublier The Power Of Love, l’une des plus belles power ballads (le terme existe-t-il ?), force est d’admettre que derrière tout ce flafla dort un grand cru. Relax (Don’t Do It)

22. The Cure – Boys Don’t Cry

De la multitude de formations qui ont marqué les années 80, The Cure est sans contredit l’un des 5 plus importants groupes de la période. Robert Smith, l’échevelé leader du groupe a beau avoir une voix intriguante, il n’en demeure pas moins qu’il sait écrire des chansons accrocheuses et mystérieuses. Cet album, assez noir finalement, a lancé le groupe dans le firmament alternatif avec 3-4 chansons incontournables qui s’écoute encore très bien. J’ai pas souvent danser le pogo durant les shows étant jeune mais au Spectrum en novembre 1984 pour les Cure… you bet ! Killing An Arab

21. Sting – Nothing Like The Sun

C’est vraiment fatiguant un gars comme Sting. C’est beau, c’est riche et tes blondes deviennent toutes gagas devant lui. Y m’énarve! Mais, ado et célibataire je l’ai vénéré lorsqu’il était avec The Police et sa carrière solo a débuté sur les chapeaux de roues avec 2 grands albums. Celui-ci, son deuxième venait confirmer que le premier n’était pas un accident. C’est regrettable qu’en viellissant, il soit devenu si… si… si fade. Englishman In New York

20. Miles Davis – Kind Of Blue

Ça semble tellement facile de mettre un gros classique dans une liste mais c’est l’album qui m’a ouvert la porte au jazz. J’avais envie de changement quand je me suis pointé il y a déjà de ça une quinzaine d’années dans la section jazz chez Sam The Record Man qui avait aussi pignon sur la rue Ste-Catherine à Montréal à l’époque. Le vendeur avait tellement l’air nerd mais il semblait connaître son affaire. « Je veux le meilleur album pour m’initier au jazz mais quelque chose de cool, de smooth et de grandiose ». En 2 secondes il m’avait remis Kind Of Blue de Miles Davis dans les mains. Ça dit tout. So What

19. Portishead – Dummy

Je travaillais au journal Jeunes Pour Jeunes à l’époque et la compagnie de disque m’avait envoyé cet album tout à fait inconnu. Je me souviens de l’étiquette collé sur l’album Dummy qui disait (et je traduis): « Portishead font paraître les paroles des Smiths comme des textes de cartes Hallmark ». Hé ho… on ne touche pas aux Smiths. Vous avez intérêt à être bon en maudit ! Et bons… ils l’ont été. Un son tout à fait nouveau, très sombre mais quand Beth Gibbons se met à chanter, ça devient carrément noir opaque comme atmosphère. Un coup de coeur pour cette musique qui pouvait donner le cafard ! Sour Times

18. Genesis – Nursery Cryme

Voilà un bel exemple d’un groupe que je veux mettre absolument ici mais dont une bonne portion de l’oeuvre dépasse largement leur meilleur disque. Disons tout ce qui s’est fait avant le départ du guitariste Steve Hackett. Mon Genesis à moi, celui sur lequel j’ai jadis trippé solide, c’est le Genesis avec Peter Gabriel, le Genesis théâtral avec la voix rauque et cochonne, le Genesis qui n’en avait rien à cirer du top 40. Nursery Cryme, c’était mon initiation à cet univers et ce fut une méchante belle époque… The Musical Box

17. Smashing Pumpkins – Siamese Dream

Dans la vague grunge des années 90, un groupe à la sonorité beaucoup plus musicale que le mainstream en cours ressort du lot. Quand j’ai entendu Today, j’ai accroché sur le tube mais quand j’ai acheté Siamese Dream et que j’ai découvert le reste, je savais que je venais de mettre la main sur un de mes futurs classiques. Voix nasillarde, guitares fortes et mélodieuses, le tout servi avec des percussions lourdes et précises, les Smashing Pumpkins ne pouvaient rater leur chance en autant qu’ils restaient fidèles à Billy Corgan, l’âme et le dictateur du groupe. Mais ça n’a pas duré… hélas… Disarm

16. Simple Minds – New Gold Dream (81, 82, 83, 84)

Un de mes groupes fétiche du temps de mon cégep, Simple Minds a sorti en 1982 New Gold Dream, l’album que Simon Le Bon considérait comme la meilleure galette alternative de l’époque. Il n’avait peut-être pas tort car Simple Minds avec Derek Forbes à la basse était un tout autre groupe que la formation faussement mièvre qui a suivi son départ. Le jeu de Forbes semblait pousser ses comparses à égaler son talent et la musique qui en résultait était étonnante. À découvrir… Promised You A Miracle

15. U2 – Unforgettable Fire

Déjà l’année d’avant, War m’avait jeté sur le cul avec ses deux incontournables hits Sunday Bloody Sunday et New Year’s Day mais l’arrivée sur nos tablettes d’Unforgettable Fire a vraiment confirmé le talent du groupe. La réalisation de Daniel Lanois a aussi donné une texture au son du groupe que son prédecesseur n’avait pas. Il a vraiment été à U2 ce que Georges Martin a été aux Beatles soit le collaborateur de génie qui s’avait faire élever des compositions de qualité. Et comme ce n’était pas assez, il y avait aussi Brian Eno pour le seconder. Brillant ! Pride (In The Name Of Love)

14. The Police – Reggatta De Blanc

Tout le monde connait The Police qui fait un retour sur scène prochainement. Blonds et talentueux comme ce n’est pas possible, l’arrivée du groupe à la fin des années 70 a fait peur à bien du monde. Leur virtuosité mêlée à la fougue de Sting les rendait irrésistible mais ça, c’était avant même de compter sur des compositions exceptionnelles qui leur donnaient beaucoup de crédibilité et le respect que des têtes blondes n’ont pas l’habitude de recevoir ! On trouve tout ça dans Reggatta De Blanc, un album que j’ai dû racheter tant j’avais usé le vinyle en le faisant jouer. Message In The Bottle

13. Yes – Fragile

J’ai vraiment trippé sur Yes quand j’étais un très jeune adolescent. Mes frères de 9-10 ans mes aînés en écoutaient et c’est à 12 ans que je fus sérieusement initié à la musique du groupe. Un de mes frères à failli rendre folle ma mère avec Close To The Edge qui jouait à tue-tête lorsque mon père n’y était pas. Elle avait beau flasher les lumières du sous-sol, les haut-parleurs étaient sollicités au maximum par cette musique de génie. Quant à moi, à mon âge, c’est l’album Fragile qui m’accrocha en premier. Roundabout

12. The B-52’s – The B-52’s

Styx, Kiss et Supertramp trônent sur la musique entière lorsqu’arrive de nulle part un quintette d’Athens en Géorgie qui préconise un style bonbon de synthétiseur, batterie minimaliste, guitare adolescente et mélange voix graves/aigus, cette musique de party extrêmement simpliste est d’une redoutable efficacité par ses mélodies. Je ne dis pas combien j’ai eu l’air fou en tant que grand adolescent duveteux à me contorsionner dans ce que j’osais appeler à l’époque de la danse ! Si les cellulaires avec vidéo avaient existé à l’époque, je serais une légende sur YouTube ! The B-52’s, c’est le groupe qui a créé la brèche par laquelle je me suis sauvé de l’emprise sans merci du rock progressif. Planet Claire

11. Depeche Mode – Violator

Avant l’arrivée du grunge, l’électro a connu son apogée avec le meilleur album de Depeche Mode, le groupe qui porte le genre sur ses épaules depuis plus de 25 ans. D’une précision chirurgicale, Violator est truffé de hits et révèle le groupe sous son meilleur jour, quelques temps avant le départ d’Alan Wilder, l’arrangeur percussioniste de génie qui avait aidé Martin L. Gore à hisser le groupe dans les sommets des palmarès. Encore une fois, si ce dernier pouvait s’abstenir de chanter et laisser ça à Dave Gahan, ça serait bien mieux… Enjoy The Silence

10. Pixies – Doolittle

Alors que le synthétiseur fait loi sur l’industrie musicale à la fin des années 80, les Pixies, un petit groupe de Boston vient doucement installer les bases desquelles naîtra le grunge quelques années plus tard. Avec des airs qui s’accrochent furieusement, des paroles complètement dénuées de sens et la voix nasillarde de Frank Black ou celle toute douce de Kim Deal, la musique rock indie des Pixies n’est jamais morte lorsque le groupe s’est séparé après seulement 4 albums. Près de 15 ans plus tard, leur retour sur scène remplit les salles de jeunes qui étaient aux couches à l’époque.

9. Bob Marley – Rastaman Vibration

J’aurais pu choisir 3-4 albums pour vous montrer à quel point j’aime Bob Marley mais je m’en tiendrai à celui-ci. Rastaman Vibration contient des hymnes dignes du talent de mister Bob, de la gaieté contagieuse, une fine maîtrise du reggae et surtout l’âme du prophète qui a fait de lui l’image publique numéro 1 de la Jamaïque, leur Dieu et leur idole. Écouter du Bob Marley, c’est comme donner du soleil à son coeur…

8. Soft Cell – Non-Stop Erotic Cabaret

L’arrivée des synthétiseurs dans le paysage musical du début des années 80 a donné à la pop un son assez puéril mais rafraichissant. Des nombreux groupes s’installant derrière les claviers, rare sont ceux qui ont su élever la mélodie et le rythme au niveau de Soft Cell. Des chansons éclatées, des beats d’enfer et une sexualité musicale assumée, Non-Stop Erotic Cabaret est un de mes classiques.

7. The Beatles – Abbey Road

Encore une fois, c’est le gars né dans les années 60 qui parle. Les Beatles, c’est mon premier groupe. Celui qui m’a fait décrocher de René Simard (ben oui, ne riez pas). Si j’ai commencé par apprécier les compositions plus faciles du quatuor de Liverpool, Abbey Road représente pour moi le groupe au sommet de son art et de sa maturité. Malheureusement, ce fut également leur chant du cygne.

6. Jean-Sébastien Bach – Goldberg Variations

Un disque classique si haut dans le décompte ? Ben oui, c’est comme ça, la vie est pleine de surprises. L’excentrique canadien Glenn Gould a atteint la gloire internationale avec les Variations Goldberg. L’artiste est complètement habité par la musique de Bach au point même de l’entendre fredonner pendant l’enregistrement. Une oeuvre d’une grande sensibilité et d’une justesse remarquable. Une prestation tout en équilibre.

5. Pink Floyd – Wish You Were Here

J’ai 42 ans et c’est normal que les années 70 m’ait marqué un ti-peu. Je n’avais pas de Passe-Partout moi pour m’hanter la tête de mélodies abrutissantes (Dieu merci). Difficile de faire un choix pour cet important groupe mais Wish You Were Here de Pink Floyd est celui que je préfère parmi ceux sorti pendant cette décennie. Il est d’une simplicité désarmante et cette simplicité a toujours été la force du quatuor. Il faut du talent pour faire de la musique de cette lenteur sans chercher à meubler inutilement l’espace d’une surenchère d’instruments. Essentiel…

4. The Smiths – Hatful Of Hollow

Déjà que l’album contient How Soon Is Now? qui est selon moi LA toune des années 80, les 15 autres pièces de l’album ne sont que pure poésie de la prose de Morrissey et de la guitare accrocheuse de Johnny Marr. Rarement un groupe comme The Smiths n’a-t-il vraiment dépeint la jeunesse anglaise des années 80 avec tant d’exactitude. Un des disques phare de la vague anglaise alternative. Je les écoute encore aujourd’hui avec le même plaisir qu’il y a plus de 20 ans.

3. David Bowie – Scary Monsters

Cet album est le testament du David Bowie de la première période. Avant de sombrer dans une décennie de facilité, il a laissé en mémoire avec Scary Monsters ce que je considère comme son plus grand chef d’oeuvre, un album tout en guitare, en voix fragile et en ingéniosité. Je retrouve ici un artiste-musicien au sommet de son art inventif, sans temps mort, sans pièce de second ordre. Probablement incapable de concevoir pouvoir surpasser cette galette, il a par la suite longtemps opté pour le top 40. Dommage…

2. The Clash – London Calling

À prime abord, on pourrait penser qu’un groupe punk ne pourrait se trouver si haut dans un classement musical mais The Clash n’avait de punk que l’attitude car musicalement, ils maîtrisaient le mélange rock-reggae-funk-jazz-pop à merveille. Joe Strummer était le rocker le plus intense de la planète et il était entouré par des musiciens allumés. London Calling a été voté le meilleur album rock des années 80 selon le magazine Rolling Stone et c’est amplement mérité. Et 12 mois plus tard, le groupe a fait paraître un album… triple. Vous avez dit prolifique ?

1. Radiohead – OK Computer

Presqu’impossible pour moi de nommer un autre album que celui-ci. Ok Computer de Radiohead, c’est du rock inventif comme on essaie encore aujourd’hui d’émuler. La maîtrise parfaite du crescendo sur plusieurs pièces et des classiques à la pelletée. Un album de génie multiplié par 12 comme il n’en arrive qu’une fois par génération. Quand un disque reste 6 mois dans ton lecteur cd sans voir la lumière du jour parce que tu l’écoutes sans arrêt, c’est qu’il est exceptionnel, rien de moins. Thom Yorke est un dieu et je veux son enfant ! Quoi, j’peux pas ? Merde…

Je me suis basé sur différents facteurs pour juger tout ça. Des facteurs personnels surtout. Je voulais mettre un album/groupe mais quelque fois, j’y suis allé par deux fois. Mes choix représentent souvent mon appréciation pour un groupe et dans ce choix, leur album qui m’a marqué le plus ou leur meilleur, c’est selon. Il arrive fréquemment d’écouter un album pendant une période émotivement importante et le rappel de ces sentiments via une musique spécifique va amplifier l’attachement à cet album et ainsi peut-être fausser sa vraie qualité artistique.

Mais on s’en fout, ce n’est rien qu’un jeu !

Maintenant, qui est game pour relever le défi de faire son top 50 ?

Voilà, c’est assez pour aujourd’hui. Ceux qui tiennent un blogue ou un site Internet savent que ce billet contient beaucoup de travail Ça fait longtemps que je voulais faire cet exercice d’essayer de classer mes albums les plus marquants. C’est bien le fun mais c’est vrai que ce n’est pas facile. Essayez pour le fun et vous verrez les dilemmes qui se multiplient.

Au fait, si certains albums vous inspirent un commentaire, allez-y gaiement !

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